avec sa part d’insouciance sauvage à fleur de peau
avec ses petites virées gracieuses au Champ-de-Mars
avec ses succulentes vacances dans nos charmantes provinces
ô temps de l’innocence
à présent, des inquiétudes robustes ont poussé de toutes parts
je crois qu’il y a une main qui a fait fleurir en moi
pluies violettes et autres catastrophes
on a planté des graines de discorde dans nos terres
et ces graines ont grandi
trop vite
trop vite
depuis, les réverbères se cassent d’eux-mêmes et pleurent chaque blessure
depuis, le jour est assassiné et la nuit n’est pas épargnée
depuis, on tire lamentablement dans nos rues comme dirait le poète
depuis, d’innombrables projets sont alignés au bord de la route
depuis, nous sommes un peuple livré à lui-même
depuis, on entend le cri de la vierge aurore
déflorée par la sérénade des projectiles
[Extrait 1]
Faillite de l’espoir
chez moi la mort court les rues jamais essoufflée monstre lâché par les fossoyeurs de jours et pourvoyeurs de ténèbres. elle a déjà éventré tant de lendemains aligné en trophées tant de projets mitraillés qu’on pense souvent à la faillite de l’espoir.
[Extrait 2]
Rivière muette
mon cœur te suivra pas à pas jusqu’à ton pays jetant des fleurs sous tes pieds
moi, je m’endormirai dans chacun de tes rêves éveillés et cognerai à la porte de toutes tes nuits fermées
je compterai chaque océan jusqu’au tien sans pouvoir pour autant les nommer
je laisserai cette mémoire te parler d’amour et plus encore mais moi, je ne dirai rien
je serai rivière muette qui ne sait plus chanter.
[Extrait 1]
Faillite de l’espoir
chez moi la mort court les rues jamais essoufflée monstre lâché par les fossoyeurs de jours et pourvoyeurs de ténèbres. elle a déjà éventré tant de lendemains aligné en trophées tant de projets mitraillés qu’on pense souvent à la faillite de l’espoir.
[Extrait 2]
Rivière muette
mon cœur te suivra pas à pas jusqu’à ton pays jetant des fleurs sous tes pieds
moi, je m’endormirai dans chacun de tes rêves éveillés et cognerai à la porte de toutes tes nuits fermées
je compterai chaque océan jusqu’au tien sans pouvoir pour autant les nommer
je laisserai cette mémoire te parler d’amour et plus encore mais moi, je ne dirai rien
je serai rivière muette qui ne sait plus chanter.
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