Biographie
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Né le 29 décembre 1996 à Léogâne, Witensky Lauvince découvre très tôt le pouvoir des mots à travers la lecture et l’écriture. Ses premières expériences littéraires prennent forme durant son parcours scolaire, avant que la création ne devienne progressivement une pratique quotidienne.
Poète et écrivain, il construit une œuvre qui interroge l’humain, la mémoire et les réalités de son époque. En 2016, il publie Le secret des Laraque, suivi en 2020 d’Un ciel sous nos pieds, deux romans autoédités qui posent les débuts de son aventure littéraire. Il participe également à plusieurs projets collectifs et partage ses textes sur différentes plateformes.
En 2017, il cofonde le Club des Jacobins, un espace consacré aux échanges intellectuels et culturels. En 2022, il participe à la création de l’Association Socioculturelle Atelier Renastere, une initiative visant à promouvoir l’éducation, la lecture et l’écriture auprès des jeunes.
Son parcours littéraire est marqué par plusieurs distinctions. Il est finaliste du Prix International de poésie sur les traces de Léopold Sédar Senghor en 2020 et obtient une Mention spéciale au Prix Mathiah Eckhard. En 2022, son premier recueil de poésie, Brûler les ténèbres, reçoit le Prix international de l’invention poétique en Martinique. En 2023, il obtient le Prix Littéraire Jean Metellus en France pour À partir du chaos ainsi que le Prix ALUT lors de la dix-neuvième édition du Concours International de Poésie et de Théâtre Castello di Duino en Italie.
D'où vous vient cette nécessité d'écrire ?
Je crois que tout part d’une volonté d’émonder l’existence, d’inventer une manière d’habiter le monde. Il y a des visages, des présences, des lieux, des secousses intimes… qui laissent en nous des traces irréversibles. Ce sont elles qui, un jour, appellent l’écriture comme une nécessité.
Votre parcours est jalonné de succès récents. Que représentent ces prix pour vous ?
Je suis reconnaissant des distinctions que j’ai reçues, tout en veillant à rester fidèle à la vérité du geste d’écrire. Car j’écris parce que quelque chose, en moi, cherche passage, parce que ce qui est vécu, perçu, observé, appelle à être nommé. Et les distinctions reçues sont signe que la parole a trouvé écho quelque part, chez d’autres. Mais ce qui demeure vraiment, ce sont les rencontres, les échanges, la chaleur d’un regard qui s’ouvre entre les êtres après la traversée d’un texte. Je crois que se joue l’essentiel dans les ponts tissés, dans les sensibilités qui s’éveillent.
Justement, vous accordez une grande place aux ateliers d'écriture...
Absolument. Avec l’Association Atelier Renastere, nous voulons que le livre devienne un ami intime pour les jeunes, une présence vers laquelle ils se tournent. Les ateliers de lecture et de création littéraire sont des lieux où la parole s’éveille, où l’imaginaire trouve enfin un terrain pour se déployer, où chacun peut approcher sa propre voix. Lire, c’est apprendre à accueillir le monde et écrire, c’est oser y inscrire sa trace. Je me souviens d’un atelier avec des enfants de maternelle à Gros-Morne, en Martinique. À la fin, l’un d’eux m’a dit : « Lorsque j’arriverai chez moi, je vais fabriquer un poème. » C’est une phrase que je garde au chaud en moi.
Travaillez-vous sur d'autres projets en dehors de vos livres ?
Oui, l’écriture est mon métier, sous ses formes les plus visibles comme dans ses marges. Il m’arrive de prêter ma plume ou mon crayon à des médias et à d’autres voix. À côté de cela, j’assume d’autres responsabilités, mais je m’efforce, autant que possible, d’ensemencer le présent. Je reste toujours ouvert aux collaborations, aux croisements inattendus et à tout ce qui permet à l’écriture de circuler.
Comment peut-on suivre votre actualité ?
Le plus simple est de visiter mon site ou de me suivre sur les réseaux. J’aime interagir avec ceux qui me lisent.
Une collaboration ou un atelier?
Que ce soit pour une intervention scolaire, une rédaction professionnelle ou un atelier d’écriture, discutons de votre projet.