
J’en veux à cette terre empoisonnée qui m’a vue pousser mon premier cri.
J’en veux aux amoureux de sang,
Aux lâches
Et aux hypocrites.
J’en veux à cette contagion propageant la terreur en plein midi.
J’en veux à ce meurtrier qui m’impose cette absence
Et tout ce qui s’y trouve.
J’en veux à cette ordure nomade qui m’a violemment fracassé l’être.
J’en veux à cette main vagabonde qui a crotté mon temple
Souillé mon sanctuaire.
J’en veux, quelques fois, à ma naïveté de croire en l’humanité.
J’en veux souvent à mon hypersensibilité
Et j’en veux tout le temps à la vie, à ses appâts et à ses feintes.
Mais toi, non ! Je ne t’en veux pas.
Je ne peux pas t’en vouloir.
Je ne sais pas t’en vouloir.
Point.
Ange Dany Joseph
🖊 JAD
