
« Kèk fwa, akoz move pakou ak santiman akokiye, lògèy konn jete wouy sou sa n ap konstwi. Nan jwèt plen kè nou rabouch ak pwomès byen lou, anpil rèv ki gen twòp chay sou do yo konn rive fè aksidan sou wout la, yo pise san sou konn kochon y ap kòche. Lè konsa nou djayi, menm rele anmwey, eseye tout mwayen pou peze konsyans chagren. Apre kèk tan, nou chanje po sou konn fèy nan bwa, pafwa nou fè kòmsi sa pa t anyen pandan anndan nou ap doulè ap fè wondonmon. Lè sa rive, genyen tou ki deside y ap jouke kè yo byen wo, men yo bliye si toujou gen gòl pou keyi l kenpòt si li ta twouve l pami yon touf zetwal. »
Depuis quelques temps je voulais te le dire, mais malheureusement je ne savais pas trop comment le faire et encore moins à quel moment exactement. Ou du moins, j’avais peut-être tout simplement la flemme. Je ne sais pas. Mais, comme tu le sais, avec tout ce qui se passe autour de nous, je me sens dévastée. Je me retrouve tout le temps très très fatiguée. Dépassée par les situations. Lessivée. J’en ai marre.
Pourtant là, je ne t’écris absolument pas à cause de tout cela. Te raconter mon état d’âme par rapport à tout ce qui se passe chez nous actuellement n’est vraiment pas le but. Je ne compte pas te parler du pays . En tout cas, pas ce soir. Ce soir, je vais te parler d’un Homme. Disons mieux, du mien.
Ça sonne fort, non ? Ça sonne grave fort, je le sais. Mais pourquoi ne pas appeler la bête exactement par son nom ?
C’est ainsi que je le sens, de cette façon-là que je le vois. C’est l’impression qu’il me donne. Après tout ce que j’ai traversé, finalement il y a quelqu’un qui me donne l’impression d’être mon dernier amour. La personne avec laquelle j’ai vraiment envie de partager le reste de ma vie.
Après tout ce qui s’est passé… tu étais là, non ? Tu as vu dans quel état je m’étais trouvée. Tu t’en souviens ou pas ? Voilà ! Je me disais que tout était mort. Je n’avais plus aucunement l’envie de recommencer, de refaire confiance, de me livrer à quelqu’un. Mais face à un si grand amour, je ne pouvais rester indifférente. Je le voulais, malgré mes peurs.
Les autres ne me regardaient pas comme, lui, il le fait. Ils ne me parlaient pas comme, lui, il me parle. Ils ne me touchaient pas comme, lui, il me touche.
Avec lui, je peux être forte. Je peux être fragile. Je peux être sauvage. Je peux être tendre. Mais dans tous les cas, avec lui, je suis moi-même. Aucunement besoin de faire semblant. J’adore ça. J’adore être moi-même.
Honnêtement, je ne peux pas te dire que j’ai trouvé le bon, car je n’étais pas à la recherche de quelqu’un quand on s’est rencontrés. Cependant, je peux te dire simplement que ce petit ange rassemble en lui tout ce que j’espérais trouver chez un homme, tout ce que j’espérais trouver chez un mari, le papa de mes enfants. Et j’en suis reconnaissante.
Tu sais ? Pour la première fois, avec quelqu’un, j’ai l’impression d’être suffisante. Je n’ai pas l’impression d’être de trop dans sa vie. Suffisante ; voilà comment je me sens ! Je suis ni plus ni moins. Et, je crois que cela constitue précisément l’une des raisons qui me font croire que c’est lui, l’homme de ma vie.
Avant, je me sentais tout le temps exclue. On pouvait dénombrer plein de gens autour de moi mais je me sentais souvent seule. Plein de gens me couraient après, mais je me sentais invisible. Quelques fois en couple, mais je me sentais totalement vide. Rien ni personne ne pouvait me combler. J’étais nostalgique, tout le temps triste. Je pleurais tout le temps. J’avais la rage. J’encaissais des coups bas, seule, toute seule. Je subissais. Puis, à cause de tout cela, j’étais devenue extrêmement froide, pour ne pas te dire glaciale.
Mais aujourd’hui, tu sais ? Je me sens beaucoup mieux. Je ne vais quand même pas te dire qu’aujourd’hui je suis totalement guérie, puisque ça ne peut pas se faire du jour au lendemain. Mais depuis ma rencontre avec lui je crois que je n’ai pas mal progressé. Je me suis surprise en train de re/prendre confiance en moi petit à petit. Les choses s’étalent un peu plus claires dans ma tête. Je vois la vie sur un autre angle. Et je fais confiance à l’avenir.
Cet homme est réellement présent dans ma vie. Si j’ai besoin de lui à 4 heures dans l’après-midi, il est là, idem si j’ai besoin de lui à minuit ou encore si je n’arrive pas à trouver le sommeil à 2 heures du matin. Je dispose de son épaule si j’ai besoin de pleurer, de son torse s’il me faut du repos et de ses bras pour me réchauffer quand j’en ai grandement besoin. Finalement, je crois avoir trouvé quelqu’un sur qui je peux réellement compter.
Entre nous ça coule de source, je te le dis très honnêtement. Pas de forcing. Zéro. Il m’aime. Je me sens aimée par un homme, et ça me fait du bien. Il me fait du bien.
Et si tu voyais la façon dont il me regarde ? Il ne me regarde pas comme tout le monde le fait. Son regard recèle quelque chose de spécial. Dans son regard je puis lire : « Je suis chanceux de t’avoir dans ma vie. Je suis content que tu sois là, que tu fasses partie de ma vie. Je suis l’homme le plus heureux du monde. »
Sans compter les innombrables fois où il me clame sans cesse, soit par message, soit via des lettres : tu es mon soleil, ma reine, ma toute belle, my wonderful wife… Monsieur, il me met sur un piédestal. Je ne demande rien mais il me donne absolument tout. Il me donne tout son avoir et surtout tout son être.
Il me pousse vraiment vers le haut. Il me fait confiance. Il croit en moi et en mes capacités pour pouvoir arriver jusqu’au bout de mes rêves.
Et oui, comme je viens de le mentionner un peu plus haut, ces genres d’attentions existent encore de nos jours : on en trouve encore des hommes qui écrivent des lettres. Le mien m’écrit des lettres. Pas besoin d’une occasion spéciale pour que ça se fasse, il lui suffit tout simplement d’avoir l’envie de me plaire, et d’avoir évidemment l’inspiration.
Oh ! Et tu dois savoir. A force de l’entendre me répéter que je suis belle je finis par le croire, hein. Je crois que je suis belle à l’intérieur, ainsi qu’à l’extérieur. Mais non, blague à part, il me fait toujours sentir belle. J’ai bien dit, toujours. Même à mon réveil, totalement décoiffée. Quand je suis fatiguée. Sans maquillage. Je suis toujours impeccable à ses yeux.
En dehors d’être sa petite chérie d’amour, j’incarne une amie, une soeur, une mère … oui ! C’est mon petit bébé à moi. Tout comme il est pour moi ma maison, mon havre de paix, mon refuge. Je comprends mieux maintenant pourquoi je me sentais si mal autrefois : j’étais dehors, donc dans le froid. Je n’avais pas encore de maison. Mais aujourd’hui, si. Et ça me rend heureuse.
Que dois-je demander de plus ? Un homme qui me décroche la lune ? Je sais que si c’était possible il l’aurait fait pour moi, sans aucun problème. Restons dans la réalité.
Monsieur s’avère protecteur. Tu vois ? Le genre qui te tient la main même quand il est en colère contre toi. Il est respectueux, bien élevé, et le jour viendra où je remercierai ses parents pour ce chef-d’œuvre. En attendant je remercie le ciel, particulièrement du fait qu’il n’ait pas la mentalité pourrie gâtée de la majorité des jeunes gens de notre génération.
Lui et moi, on se ressemble tellement. Là, je ne parle pas que du physique. Au début de notre rencontre ça me faisait peur ; je me disais que deux personnes ne peuvent pas se révéler identiques à ce point-là.
En effet, toute une évidence s’impose : c’est lui mon autre moitié. Mon âme soeur, dirait-on.
On partage vraiment beaucoup de choses en commun. Tout comme moi, il a l’esprit grand ouvert, très loin d’être machiste ; et ça, j’adore. Jadis, on me critiquait parce que je formulais quelques revendications par rapport à certaines choses, parce qu’il y a des choses que je ne pouvais/voulais pas accepter. Quand j’en parlais aux autres, ils me sortaient la réplique que je suis féministe. Mais, lui, il me voit tout simplement comme une femme libre. Un soir il me l’a dit, sans bégaiements. Il m’a dit carrément que je suis une femme libre, ça m’a plu et j’ai été surprise en même temps.
Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est la seule personne, jusque-là, à pouvoir lire aussi bien en moi et avec une telle facilité en plus. Ce n’est pas tous les jours que je croise des gens qui peuvent me définir avec cette exactitude rigoureuse. Tu vois ce que je veux dire ou pas ?
Bon ! Je crois qu’il va falloir arrêter de parler, sinon je ne pense pas que je vais en finir. Il y a tellement de choses à dire…
Mais avant d’y mettre fin, je ne sais pas si je dois te dire ouvertement que je suis amoureuse ; bien que ça saute aux yeux. Dois-je quand même te dire je suis en couple ? Que l’on est en train de tracer des projets d’avenir ensemble ? Et que bientôt il y a forte possibilité que je sois à ses côtés jusqu’à la fin de mes jours ? Une autre saison d’amour a ouvert ses portes sur ma vie et je l’ai finalement accueillie sans réserve aucune.
Je sais que tu vas me dire que je mets la barre un peu trop haut. Que les hommes restent des hommes, et tout le reste. Tu as peut-être raison !
Mais ne t’en fais pas pour moi, pour nous. Tu n’as vraiment aucune raison de t’inquiéter, je te rassure. Mais au pire, tu me connais, non ? J’ai assez de courage en moi pour me relever après chaque chute.
Donc, souhaite moi tout simplement une heureuse vie !
Ange Dany JOSEPH

6 réponses
J’adore.
Je me suis senti a la fois dans la peau de l’auteur, et du destinataire.
Ça me parle, ça me fait rêver.
Je lisais tout en imaginant l’auteur me raconter l’histoire a voix haute. Je me suis sentie emue, flatté, amoureuse, triste, mélancolique…
C’est époustouflant
Oulala 🥰 Je suis restée bouche bée 😍
« Se sentir dans la peau de l’auteur » Merci de tes chaleureux écrits, tu es douée pour. Heureuse vie ma belle! L’aventure doit continuer!
😍😍😍😍😍
❤️❤️❤️la saison des amours ❤️❤️❤️… Très très beau texte, c’est doux.🌹
Ce texte!! Quand l’amour rencontre l’amour!!
Je le lisais comme une personne amoureuse pour la première fois.
Une plume succulente, Bibi
Une autre saison d’amour 😊 la chaleur d’une nouvelle aventure.
Je crois que j’ai moi aussi trouver des des mots qui m’ont rendus amoureux à nouveau de tes écrits 💓
<>